Copyright (c) 2005-2017   Cercle Généalogie de Mions - Tous droits réservés.

retour page accueil du site

                                                                                                                En 2016, il reste 282 loups en France, 34 loups tués de juillet à décembre 2015 ...

Au Moyen-Âge, sous l'ancien régime, les bêtes sauvages étaient nombreuses. Cerfs, biches, sangliers, lapins, lièvres, renards, perdrix et des loups qui dévastaient les céréales, les prairies, les basses-cours.

Les loups infestaient pratiquement tout le royaume ;  ils prélèvaient à leur manière leur dîme sur les troupeaux, égorgeant, dépeçant …  ils passaient pour une invention du diable. Malgré les campagnes menées pour l’exterminer, ce fléau survivra même encore sous Napoléon.

 

en 1754

dans la région de Mions    

Une instruction de Monsieur de la Corderie du 28 août 1754 pour Messieurs les officiers des Compagnies de Fusiliers et des traqueurs destinés à faire la battue des loups, ordonnée par Monsieur Le Comte de MARCIEU dans les premiers jours de septembre 1754.

 

La battue commença à 4 heures du matin le 10 septembre 1754 et 3 compagnies de 46 fusiliers sont commandées par :

  • le sieur Boucher (de Vienne)

  • le consul de St Georges d'Esperanche

  • le sieur Sarrazin.

La battue a pour limite Vénissieux - Saint-Priest - Mions - Toussieu - Chandieu - Meyzieu - Luzinay - Seyssuel - Simandres et St Symphorien d'Ozon. 

Sources (entre autres) :

livre histoire de Toussieu par Pierre CHABROUD

registres paroissiaux de Mions

en 1754

à Marennes    
Le 6e décembre 1754, Claude, fils de Jean Tat, âgé de 8 ans, gardant des bestiaux dans les bois à côté de la maison de son père, a été attaqué par une bête sauvage qui lui a donné plusieurs coups de griffes et, l'ayant tué, lui a mangé la chair des deux cuisses et gras de jambe dont elle lui en a emporté une ; et s'étant sauvée aux cris de la pauvre mère qui cherchait son fils et l'ayant trouvé dans le bois de la Servenette, François Gaillard l'emporta dans la maison de son père et a été enterré dans le cimetière de Marennes par moi, soussigné curé, en présence de sieur Pierre Vanilhon, procureur d'office, et de François Gaillard, dudit lieu. Ledit Vanilhon a signé et non ledit Gaillard pour ne savoir, de ce enquis et requis. Signé : Preier, curé et archiprêtre.

Sources (entre autres) :

Archives départementales du Rhône

http://www.unicaen.fr/homme_et_loup/

en 1755

à Saint-Pierre de Chandieu    
Benoît Vaché, fils de Pierre Vaché dit Radoiron, habitant de La Dagé, paroisse d'Heyrieux, et d'Elisabeth Parent, âgé de 8 ans, ayant été dévoré par les bêtes fauves dans le bois appelé Bois Saint-Pierre, et les officiers municipaux ayant fait leur verbal et la levée du corps, a été inhumé dans le cimetière de la paroisse de Saint-Pierre de Chandieu le 12e novembre 1755 par moi, soussigné curé d'icelle, en présence de Louis Gautier, de Gaspard Barbier de la paroisse d'Heyrieux, de Jean Gonet et d'Ambroise Lavoute, de la paroisse de Saint-Pierre, qui n'ont signé pour ne savoir, de ce enquis et requis.

Sources (entre autres) :

Archives départementales du Rhône

http://www.unicaen.fr/homme_et_loup/

en 1755

à Saint-Pierre de Chandieu    
Benoît Vaché, fils de Pierre Vaché dit Radoiron, habitant de La Dagé, paroisse d'Heyrieux, et d'Elisabeth Parent, âgé de 8 ans, ayant été dévoré par les bêtes fauves dans le bois appelé Bois Saint-Pierre, et les officiers municipaux ayant fait leur verbal et la levée du corps, a été inhumé dans le cimetière de la paroisse de Saint-Pierre de Chandieu le 12e novembre 1755 par moi, soussigné curé d'icelle, en présence de Louis Gautier, de Gaspard Barbier de la paroisse d'Heyrieux, de Jean Gonet et d'Ambroise Lavoute, de la paroisse de Saint-Pierre, qui n'ont signé pour ne savoir, de ce enquis et requis.

Sources (entre autres) :

Archives départementales du Rhône

http://www.unicaen.fr/homme_et_loup/

vous vous intéressez aux loups ?

Depuis Avril 2014, découvrez le site « Homme et loup. 2000 ans d’histoire », un site sans équivalent en Europe, interactif, et qui intéresse directement les généalogistes

http://www.unicaen.fr/homme_et_loup/


Le public dispose de plus de 2000 transcriptions intégrales d’actes (actes de décès, documents administratifs, chroniques, expertises médico-légales, comptes rendus de presse, etc.) et près de 1500 photographies de sources originales réparties dans plus de 70 départements. Le corpus intéresse plus de 1100  communes actuelles et plus de 1650 patronymes différents.
Résultat d’une enquête nationale de douze années conduite par le Pôle Rural de l’université de Caen, cette base de données rend compte des relations souvent conflictuelles entre l’homme et le loup. Dans cette entreprise, le premier volet est mis en ligne : il porte sur les attaques de loups prédateurs sur l’homme.
Près de 9000 victimes en l’état actuel de la recherche ont ainsi pu être retrouvées du Moyen Âge à 1918. Pour une bonne partie, on en fournit l’identité, la localisation et les pièces justificatives. Ces résultats, portés au public, révèlent les conditions de vulnérabilité à l’égard du prédateur selon le contexte environnemental et historique. Le corpus démontre que le loup, fléau pour l’économie rurale de jadis, a pu l’être aussi, sous certaines conditions, pour la sécurité des hommes.
Par ailleurs, cette étude s’insère dans un cadre interdisciplinaire et international. En octobre 2013, s’est tenu à Saint-Martin-Vésubie un symposium qui s’interrogeait sur la cohabitation entre homme et loup, en rassemblant, pour la première fois, chercheurs de toutes disciplines et acteurs. Les actes de cette manifestation, qui comportent une cinquantaine de contributions, sont publiés par les éditions Tallandier sous le titre « Vivre avec le loup ? 3000 ans de conflit ».

 
Sources :
Jean-Marc Moriceau
Professeur d’histoire à l’université de Caen
Membre senior de l’Institut universitaire de France
Président de l’Association d’Histoire des Sociétés Rurales
Co-Directeur du Pôle rural
Tél. 02 31 56 62 29 - www//crhq.cnrs.fr<http://crhq.cnrs.fr/

Cyril Guesnon
Ingénieur d'études
Pôle Rural - MRSH
Maison de la Recherche en Sciences humaines
Université de Caen - Esplanade de la paix
CS 14032 Caen cedex  

 

retour page accueil du site