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Les terres de Mions, rattachées à la seigneurie de Saint-Symphorien, appartenaient au Moyen-Age à une famille de Méons dont le nom s’est éteint en 1420 lors du mariage de Gabrielle de Méons (Mions) avec Falques de Laigue, de Chandieu (cf. Rivoire de la Batie, Armorial du Dauphiné, réédition 1970). En 1193, Narchimant de Méons est cité dans l’Obituaire de l’Eglise de Lyon ;  en 1310, Alix de La Vernouze qui avait épousé noble Guillaume de Méons rédige son testament en faveur de celui-ci ; en 1331, Guicharde femme d'Henri de Méons avec son fils Anthelme sont désignés comme héritier de leur oncle et grand-oncle, Messire Arrici, chevalier de Saint-Germain en Jarrez et en 1401 Mathieu de Mons figure dans le Cartulaire des fiefs de l’Eglise de Lyon.

Le statut de l’Est lyonnais, appelé le « pays de Velin » est très partagé au Moyen-Age. Chandieu, possède sa motte féodale (royaume de Bourgogne) ; Pour s’assurer le contrôle du pays, la maison de Savoie supplante la famille de Chandieu et offre en 1301 à son vassal, Humbert de Saint-Symphorien, la faculté d’ériger Méons en seigneurie (détachée de celle de Saint-Symphorien) sur la colline où une maison forte semble déjà être construite (celle des Méons probablement).

A la suite d’un échange de territoires entre le Dauphiné, acquis par la France en 1349, et le Comte de Savoie, Mions devient dauphinois en 1355.

 

façade principale, ce qu'il reste du château (après l'incendie de 1799) ...

famille de BOURGES : plusieurs membres furent échevins de Lyon 1525 - 1532 - 1537 1558 - 1599, l'un fut nommé Mr le Général de Bourgogne ; nom surtout connu dans l’histoire littéraire par une fille de Claude de BOURGES, Clémence, dédicataire de l’édition des Œuvres de Louise Labbé "la courtisane lyonnaise" en 1555. Il est probable que Claude de BOURGES, seigneur de Mions, fut l'un des cent gentilshommes de la chambre du Roi. Il est certain qu'il était commissaire général des finances du Piémont entre 1540 et 1551. Il habitait au milieu du 16ème siècle à Lyon l’hôtel de Milan Rue Bonneveau (probablement vers les Cordeliers).

Bourges (de) : De gueules, au lion d’argent, au chevron d’azur brochant sur le tout. Les armes de la maison de Bourges paraissaient (paraissent ?) à la voûte de l’église St Nizier de Lyon (où les nervures se croisent).

Lyon 1598 - 1599 Pièces justificatives comptabilité communale d'Antoine Larchier "Fourniture de robes et bonnets consulaires à M. Claude de Bourges, seigneur de Mions, et à M. Rolland Henry, seigneur de Jarniost, échevins "

Le 22 juillet 1400, Aimé de Saint-Symphorien est dit "seigneur de Méons", lorsqu'il teste en "la salle du château" en faveur de son épouse, Alix de Bocozel.

En 1442, un testament nous apprend que le seigneur est Jean Gaspard, damoiseau, époux en premières noces de Caterine de Varey puis en secondes noces de Caterine de Chaneins.

En 1467,encore un testament nous révèle que la terre de Méons a appartenu à Jean Lambert qui a une fille, Antoinette et un fils Gabriel également désigné comme "noble seigneur de Méons".

Devant Claude Chapuis, notaire delphinal habitant à Heyrieux, Antoinette Lambert, fille de défunt Jean Lambert, seigneur de Méons, fait son testament comme il s'ensuit elle veut être enterrée en l'église Sainte Marie-Madeleine de Méons, au tombeau de ses parents, en présence de 50 prêtres ; elle donne 32 livres pour le luminaire de la dite église. Elle institue pour héritier Gabriel Lambert, seigneur de Méons. Fait au château de Mions le 13 mai 1467.

En 1483, Pernette de Bocsozel (dont le frère, André de Bocsozel possède la maison forte de la Bastie Saint-Hilaire - épouse de Gabriel Lambert, peut-être bru de Jean Lambert) tutrice d'Antoine Lambert devient au nom de celui-ci seigneur de Méons.

Il est également question d'un Gaspard Lambert dit de la Roche-Lambert seigneur de Myons mais aussi de St Symphorien d’Ozon et Brignais.

 La terre de Mions est vendue à la famille de Bourges en 1542 : « … échange entre noble Claude de Bourges (marié à Françoise de Mornay) et le sieur Lambert par lequel les Lambert remet audit sieur de Bourges, le château et juridiction de Mions, sens et autres choses en dépendances le 23 février 1542 … ».

 

 

Le 14 février 1589 (source : les archives de l'ancienne chambre des comptes à Grenoble), au prix de 10 000 écus d'or sol, noble François de Bourges le Jeune, seigneur de Mions, vend le château et la seigneurie à noble Louis Bajoux (ou Bajone), conseiller du Roi, receveur  général des taillons en Dauphiné.

Le 8 décembre 1600 (source : les archives de l'ancienne chambre des comptes à Grenoble), c’est Jean Blanc, seigneur d’Alivet et de Mions, qui vend, au prix de 11 000 écus d'or sol, à noble Pierre Leblanc, contrôleur du domaine et receveur des Etats du Dauphiné. Il entreprend d’importants achats fonciers, des prés et des terres à Chaponnay, Marennes, Simandres et Saint-Symphorien d’Ozon.

En 1621, la seigneurie est vendue à François de Bonne, seigneur des Diguières ; fidèle à ses rois, Henri IV (avec lequel il a été au collège) puis Louis XIII ; maréchal de France (1609), gouverneur du Dauphiné (1612), Il accède à la charge de connétable à la suite de sa conversion à la religion catholique (abjuration solennelle du 24 juillet 1622 en la collégiale Saint-André de Grenoble), chevalier du Saint-Esprit (1622), bâtisseur du château de Vizille entre 1600 et 1619 ; Auparavant, il avait acquis du roi Henri IV la vicomté de Villemur-sur-Tarn (31) en décembre 1596 où il fit construire un château ...

Halincourt (gouverneur ?) assoit son autorité et pour impressionner & contrôler les bourgeois de Lyon, fortifie les assises territoriales ; en 1624, c’est le château de Myons en Dauphiné qui constitue le principal objet des soins d’Halincourt ; comme ailleurs, fortifications et embellissement (voir les archives des notaires Pierre et Antoine GRANGIER – source : livre Lyon et le Roi)

En 1624, la terre échoit à la famille de Villeroi, d’abord Nicolas de Neufville (futur gouverneur de Louis XIV) marquis puis duc de Villeroy, lieutenant général de la ville de Lyon et gouverneur du Lyonnais, Forez et Beaujolais, puis en 1685, à son fils, François de Neuville, duc et maréchal de France et précepteur du futur Louis XV.

Louis XIII, revenant du Languedoc, coucha au château le soir du 21 juillet 1629, pour éviter Vienne où sévissait la peste.

Sans compter le domaine des terres, le château avec ses cours, vignes et vergers s'étendaient sur 25 bicherées.

François de Neuville,

duc de Villeroy

Nicolas de Neuville, duc de Villeroy

de gueules au lion d'or, au chef cousu d'azur, chargé de 3 roses de gueules

devise : Nihil nisi a numine (rien si ce n'est par la volonté)

 

 

 

François de BONNE

St Bonnet en Champsaur Hautes-Alpes 1.04.1543 - Valence Drôme 28.06.1626

Seigneur des Diguières, fait duc de Lesdiguières en 1611

Chef des protestants du Dauphiné à partir de 1576, Lieutenant général du roi en Dauphiné à partir de 1597, Fait duc de Lesdiguières & pair de France en 1611, dernier connétable de France 1622, marié en premières noces à  Claudine de BERENGER du Gua, puis en secondes noces à Marie VIGNON, marquise de Treffort

son mausolée - extrait de la revue Généalogie et Histoire ( septembre 2010)

 

 

Famille LEBLANC : de gueules au cigne d’argent, au chef coussu, tranché, taillé de pourpre & de gueules, chargé d’un croissant montant d’or. Pierre LEBLANC a été annobli par Lettres du 3 Août 1602, vérifiées par Arrêt du 6 novembre suivant. Il devient second président de la Chambre des Comtes de Grenoble, par Lettres du mois de juillet 1615.

 

carte de Cassini

 

 

L’ensemble est formé de 3 corps de logis en U asymétrique, fermant une cour intérieure à l’Ouest. Le château proprement dit se trouvait au fond de la cour à l’Ouest (il n’en reste aucune trace). Deux tourelles d’angle flanquent le corps Est au centre duquel le porche s’ouvre sur la cour par une façade en demi-cercle peu courante.

Les bâtiments sont construits sur une terrasse également flanquée de deux tourelles (dont l’une à disparu).

Les murs sont en pierre et brique ; la façade Est est presque entièrement en pisé. Le porche est encadre d’un arc en anse de panier à bossages.

Les toits, à une seule pente plongeant vers la cour intérieure, sont couverts de tuiles creuses. Au sud le mur est bordé d’un joli bandeau de briques et de tuiles rondes. L’aile Nord se termine par une tour carrée massive dont le soubassement est appareillé en pierres tête de chat. Cette tour (ancien donjon attesté dans des testaments du 15ème siècle) qui est un vestige du château féodal aurait été démantelée par ordre de Richelieu (tradition orale).

" … veult qu’on rende à Alix de Bocsozel tout ce qu’elle lui apporte, lui donne l’usufruit de tout ses biens, sa vie durant et quantité d’autre chose, avec son habitation dans la tour du château de Meons, tant qu’elle demeurera en viduité … 

… le dit Gilet au donjon ou grande maison ou principale habitation du château de Meons, où est la grande tour, avec la moitier de son bien. Faict à Meons, en la salle du château dudit lieu, le 22 juillet 1400. "

On peut suivre un fossé qui entoure le château au Nord, à l’Est et au Sud-Est.

 

 
     

NOUVEAU : le dénombrement de la terre fourni le 10 mars 1688 par François de Neuville, mentionne précisément les différentes composantes de la seigneurie en place jusqu’à la Révolution.

En 1738 (ou 1733), une succession difficile provoque la vente par la famille de Villeroy des seigneuries de Mions et de Saint-Symphorien d’Ozon à Barthélémy-Jean-Claude Pupil, premier président en la cour des monnaies, lieutenant-général civil et criminel en la sénéchaussée (tribunal) de Lyon. Sa fortune lui vient de son père Jean Pupil, d'origine stéphanoise, enrichi dans le commerce de la ferraille. On lui doit le réaménagement du château de Mions selon les principes classiques en vigueur au XVIIIème siècle (multiples fenêtres, jardins bien ordonnés). Il refait les voies d’accès et recompose totalement l’environnement du domaine. L’actuelle allée du château est crée, plantée de tilleuls.

Barthélémy-Jean-Claude Pupil vit plus souvent dans son hôtel particulier de la place Bellecour à Lyon ou à Paris.

En 1779, son fils, Barthélémy Léonard Pupil, entre autre secrétaire du Roi (charge rachetée après son père) devient le dernier seigneur de Mions. Opposant à la révolution, il émigre en 1793 et décède à Venise en 1809.

A partir d'octobre 1793, les propriétés du seigneur Pupil sont proposés lors d'enchères publiques à Vienne. Le château ne trouve pas preneur et est divisé en lots en octobre 1794.. Trois propriétaires se partagent le château (les frères Pitiot de Vourles et un nommé Porcher de Vourles également).

C’est en 1799 que la partie résidentielle du château aurait brûlé (tradition orale) du fait d'une lampe apportée par une femme ayant mis le feu à du foin trainant sur le sol d'une des salles. Les parties communes ont subsisté (actuellement à usage d’habitation).

 

 

 

Sources :

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