famille Pupil de Myons, recherches historiques et généalogiques par Florance Suppot

blason ville de Mions

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parti : au premier d'argent aux trois fasces ondées d'azur

au second d'azur aux trois larmes d'argent

                                                                                                                                                                        arbre généalogique en ligne sur Généanet

 

NOUVEAU : inventaire (cote T69 aux Archives Nationales) des documents de Pupil saisis à son domicile parisien suite à son émigration constaté en 1793

 

NOUS RECHERCHONS : l'almanach astronomique et historique de la ville de Lyon et des provinces du Lyonnois, Forez et Beaujolois, de l'imprimerie d'Aymé Delaroche, 1755, en maroquin vert olive, dos à nerfs richement orné de motifs et fleurons dorés ... l'exemplaire aux armes de Barthélémy-Léonard Pupil, vendu aux enchères en mars 2009 par Guilhem SADDE, commissaire-priseur à l'Hôtel des Ventes de Dijon.

A DECOUVRIR : le dénombrement de la terre fourni le 10 mars 1688 par François de Neuville, mentionne précisément les différentes composantes de la seigneurie en place jusqu’à la Révolution.

     

Barthélémy-Jean-Claude Pupil

& Marguerite de Sève son épouse

tableaux peints par Nicolas de Largillière

Avec Rigaud, Nicolas de Largillière (Paris 1656-1746) est le grand maître du portrait (surtout de la haute bourgeoisie parisienne) de la fin du règne de Louis XIV et au début de celui de Louis XV

 

Les PUPIL

derniers seigneurs au château de Mions

     blason des Pupil     d'azur 3 larmes d'argent

 

        

En 1738 (ou 1733), une succession difficile provoque la vente par la famille de Villeroy des seigneuries de Mions et de Saint-Symphorien d’Ozon à Barthélémy-Jean-Claude Pupil, premier président en la Cour des Monnaies, lieutenant-général civil et criminel en la sénéchaussée (tribunal) de Lyon. Sa fortune lui vient de son père Jean Pupil. On lui doit le réaménagement du château de Mions selon les principes classiques en vigueur au XVIIIème siècle (multiples fenêtres, jardins bien ordonnés). Il refait les voies d’accès et recompose totalement l’environnement du domaine. L’actuelle allée du château est crée, plantée de tilleuls.

 

Barthélémy-Jean-Claude Pupil vit plus souvent dans son hôtel particulier de la place Bellecour à Lyon ou à Paris.

 

En 1779, son fils, Barthélémy Léonard Pupil, entre autre secrétaire du Roi (charge rachetée après son père) devient le dernier seigneur de Mions. Opposant à la révolution, il émigre en 1793 et décède à Mirano en Italie le 26/07/1807 (et non 1809 comme on peut le lire de çi de là ; nous nous sommes procuré son acte de décès).

 

EBAUCHE GENEALOGIE

 

Famille originaire du Limousin

Installée à St Etienne en 1590

 

Claude PUPIL

Marchand (ferraille) "marchant ferratier" à St Etienne

acquit une charge de secrétaire du Roi en 1679

 

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Son fils : Jean PUPIL (de Myons, de Craponne)

Né environ 1639

 

Marié en premières noces à Lyon – paroisse St Pierre St Saturnin - le 17/06/1669 avec Marie Batheon (fille de Léonard)

 

  

Portrait de Jean Pupil de Craponne

1708 - par Nicolas de Largillière

conservé au musée de Grenoble depuis 1833

 

Jean PUPIL est déclaré marchand bourgeois à Lyon

(à noter qu’un Batheon a été échevin à Lyon, marié le 24/11/1694 à Lyon avec Florie CHATRIER) ; le couple a une seule fille prénommée Bonne, mariée à Louis RAVAT, seigneur de Mazes, ancien prévôt des marchands de Lyon, qui a une fille mariée à N. de la Garde, qui a à son tour une fille mariée le 9/12/1742 avec François-Camille, marquis de Polignac.

 

Remarié, en la paroisse St Pierre et St Saturnin de Lyon, le 24/04/1680 avec Catherine THOMé, fille de Jean-Jacques et Benoite HESSELER           Armoirie Pupil - Thomé (notice héraldique 1933)

 

D’où 4 enfants connus :

 

1-      Anne PUPIL

Mariée le 25/02/1711 avec Denis (ou Gabriel) DERVIEU de VILLIEU

Décédée le 11/01/1744

4 enfants connus : Barthélémy, Jeanne, Bonne et Marguerite DERVIEU de VILLIEU

Barthélémy s’est marié à Lyon – paroisse St Nizier – le 14/06/1747 avec Marie RIGOD de Terrebasse, fille de noble Julien RIGOD, échevin juge des foires de Lyon ; 1 fils Jean Nicolas DERVIEU de VILLIEU né le 9/04/1751 à Lyon, aspirant d'artillerie le24/11/1770, lieutenant dans le régiment d'artillerie d'Auxonne le 1/11/1774, passé en Amérique avec le corps de Rochambeau, a donc combattu en Amérique durant la guerre d'indépendance (1776-1783), rentré en France le 1/11/1782 (santé), décédé le 28/10 ou 12/1789 (source : SHAT)

La descendance de Bonne est connue : mariée le 3/09/1738 avec Jean de LACROIX-LAVAL (1705-1764), elle a eu un fils Jean de LACROIX-LAVAL né en 1744 à Lyon, décédé à Lyon le 24/12/1793, marié le 8/05/1770 à Orliénas avec Elizabeth Catherine ROBIN d’ORLIENAS, d’où 1 fils Jean Antoine de LACROIX-LAVAL né le 16/05/1774 à Lyon, marié avec Victorine DONIN de ROSIERE, décédé le 9/07/1840 à Marcilly

 

2-      Bonne PUPIL (de Myons, de Craponne)

Mariée en 1713 avec Léonard BATHEON de VERTRIEU, seigneur de Vertrieu

1 enfant connu : Barthélémi Joseph BATHEON de VERTRIEU, marié le 7/03/1752 à Lyon avec Marie de LA CROIX-LAVAL, décédé le 18/12/1784

D’où 1 fille, Bonne BATHEON de VERTRIEU née le 22 Juin 1753 à Lyon, mariée le 28 octobre 1771 à Vertrieu avec Simon Jean César DURAND de CHATILLON, d’où 1 fille Marie Bonne Antoinette DURAND de CHATILLON née le 12 septembre 1773 à Lyon, mariée en 1796 avec  Pierre Anne de CHAPONNAY

 

3-      Jeanne PUPIL

Mariée avec Barthelemi-Joseph HEISELER, baron de Bagnols

 

 

4-     

       Barthelemi Jean Claude PUPIL

« seigneur de Myons, Courbas, la Tour en Jarrêt, Saint-Jean de Bonnefond, Saint Chriftot & Sourbier »                                  achat de seigneuries

ü  Né le 22 Juin 1689

ü  Marié LE 15/02/1722 avec Marguerite de SEVE de Fléchères (baptisée le 18/09/1699), fille de Pierre de SEVE,  premier premier président de la Cour des Monnaies de Lyon (cette dernière fut créée à l’instar de celle de Paris, par Edits des mois de juin 1704, Août et Octobre 1705)

Reçu le 30/03/1712 conseiller en la Cour des Monnaies de Lyon, sénéchaussée et siège présidial de Lyon, puis le 29 avril 1722 président en la Cour des Monnaies et lieutenant général en la sénéchaussée, Barthelemy Jean Claude PUPIL reçoit cette charge de premier président de son beau-père le 27 Mars 1726

Il exerça toutes ces charges jusqu’au 15/04/1764, c’était un magistrat qui jouissait d’une grande considération parmi ses contemporains, il prit sa retraite pour céder la succession à son fils

ü  Décédé le 7/02/1779 à Lyon (Paroisse d'Ainay)

 

3 enfants connus de Barthelemi Jean Claude PUPIL :

·         Barthelemi Léonard PUPIL, né le 28/04/1730, marié le 1/05/1754 à Louise Charlotte de LORAS (fille de Pierre Gaspard de LORAS, chevalier baron de Polionay, seigneur de Chamagnieu marié au château de la Merlée en Forez le 14/10/1726 avec Marie Marguerite du Palais de la Merlée ; Louise Charlotte de LORAS est séparée de Barthelemi Léonard PUPIL et est toujours en vie en 1793), décédé le 26/07/1807 (et non 1809 comme on peut le lire de çi de là ; nous nous sommes procuré son acte de décès), à Mirano où il était en vacances ; ordinairement, il résidait à Venise (a rédigé un testament le même jour 26/07/1807) - SANS POSTERITE  - 1 seul enfant : 1 fils décédé jeune

 

Pourvu le 6 octobre 1750 de l’office de conseiller en la cour des Monnaies de Lyon, il en devient le premier président honoraire.

                  A la mort de son père, il hérite d’un « joli denier » (2 150 000 livres – un inventaire est établi).

En 1775, il demeure plus souvent à Paris dans son hôtel Rue Bondy – paroisse St Laurent ou à son hôtel particulier place Bellecour à Lyon. A la révolution, il a élu domicile à Vienne (38) d’où son émigration à l’étranger est constaté le 5 février 1793.  Il est qualifié de « personnage ambitieux, querelleur, qui finit par se brouiller avec tout le monde ».

 

Emigré en Italie, il y arrive avec M. de la Rousière, député de la noblesse d’Auvergne, et l’abbé Pons son beau-frère. Il habite  « une maison de campagne dans la vallée » ; il aurait  occupé des fonctions de commandant de la garde nationale du canton (cf. Journal d’émigration du comte d’Espinchal publié d’après les manuscrits originaux par Joseph Thomas Anne Espinchal, Ernest d’Hauterive – 1912 – édition Perrin) ; inventaire (cote T69 aux Archives Nationales) des documents de Pupil saisis à son domicile parisien suite à son émigration constaté en 1793

 

 

place Bellecour  -1670                    

histoire de la Place Bellecour - les façades de Bellecour furent enfin terminées en 1726 et constituèrent

à la fois un modèle d’architecture pour bien des édifices et un symbole de richesse et de puissance

(la place Bellecour attirent maintenant les élites sociales). Là sont édifiés les rares hôtels aristocratiques lyonnais, entre la place et Ainay ....

 

·         Anne PUPIL mariée le 7 novembre 1744 à Arthus Joseph de LA CROIX (de CHEVRIERES de SAIVE) -  décédé en 1800 - marquis d’Ornacieux « président à mortier » au parlement de Grenoble, d’où 3 enfants :

ü  Barthélemy Artus de LA CROIX, marquis de SAYVE, né en 1746, « président à mortier » au parlement de Grenoble, marié à Adélaïde Rose Victoire ou Victorine LE CAT d’HERVILLY, d’où  4 enfants : Artus décédé à 16 ans en Bavière, Amélie décédée très jeune à Grenoble, Joseph Louis Jules de LA CROIX de SAYVE né en 1784, chevalier de Malte et Auguste de LA CROIX de SAYVE né le 21/06/1790 à Grenoble, officier de cavalerie, marié le 22/03/1824 à Henriette Caroline du HAMEL (fille du préfêt et maître de cérémonie de la maison de l'Empereur), décédé à Paris le 9/04/1854

ü  Mathieu Antoine de LA CROIX né le 29/08/1753, reçu chevalier de Malte au grand prieuré de France le 3/07/1778,

ü  1 fille

 

·         Françoise PUPIL, née en 1741, mariée à Claude de SARRON (guillotiné le 20/01/1794), d'où Etienne Horace Gabriel de SARRON, né le 27/11/1770 à Lyon, marié le 18/05/1807 avec Marie Virginie MAREST de SAINT-PIERRE, décédé le 5/02/1814. Il fut reçu garde du corps de Louis XVI  dans la compagnie du Luxembourg le 1/10/1786 ; il émigra puis fut rayé de la liste des émigrés le 28/04/1800. De son mariage avec Marie Virginie MAREST de SAINT-PIERRE, il a eu une fille, Michelle Françoise Cornélie de SARRON, née le 17/11/1810 à Lyon, mariée en 1807 avec Dominique César Arthaud, vicomte de LA FERRIERE, chambellan de Napoléon III. Source : SHAT.

 

 

Entre autre sources :

Bourgeoisie et propriété immobilière en Forez aux XVIIe et XVIIIe siècles par Josette Garnier

Dictionnaire de la noblesse consulaire de Lyon par Robert de Saint-Loup

Les gardes du corps de Louis XVI par Gilbert Bodinier

Grand Armorial de France de Henri Jougla de Morenas

Notices généalogiques de Woelmont de Brumage parues de 1923 à 1935

   Paris et Ile de France par la Fédération des sociétés historiques et archéologiques de Paris et de l’Ile de France – 1959 – publié par librairie C. Klincksieck

   Journal d’émigration du comte d’Espinchal publié d’après les manuscrits originaux par Joseph Thomas Anne Espinchal, Ernest d’Hauterive – 1912 – édition Perrin

 

 

A la lecture des registres paroissiaux de Mions

le personnel du château de Mions :

 

Antoine GENOUX                           Maître jardinier                 1780

Michel VIGOURET                          Maître d’hôtel                  1780

Jean MARLIN                                  secrétaire                         1780     

Philippe Xavier CLERGET                agent ( ?)                          1780

Etienne FAURE                                garde chasse                     1788

Antoine Genoux, maître jardinier au château

Michel Vigouret, maître d'hôtel au château

Marie Violet, fermière du seigneur Pupil

Le treize août mil sept cens quatre vingt, j’ai baptisé dans l’église de Mions, Barthelemi Léonard Genoux né la veille fils legitime d’Antoine Me Jardinier au château de Mions et de Marie Lionet. a été parrain noble Barthelemi Léonard Pupil de Mions seigneur dudit lieu, Corbas et autres places, representé par Sr Michel Vigouret son Me d’’hotel et marraine Jeanne Françoise de Charpin de Genetines demoiselle, représentée par Marie Violet fermière dudit seigneur. Furent présents Sr Jean Marlin secrétaire a monsieur de Mions et Sr Philipe Xavier Clerget agent au chateau dudit Mions. signé avec le représentant, non la représentante illitérée tous de ce enquis et requis. Les parrain et marraine seront priés de souscrire le present acte.                                                                                              Normand curé

Etienne Faure

garde chasse du seigneur Pupil

et père d'Anne Quinon suivant une déclaration de grossesse ...

Le vingt quatre decembre mil sept cens quatre vingt huit dans l’église de Mions, j’ai baptisé une fille illégitime nommée Anne présentée dans la ditte église par Claudine Drevon femme sage qui a déclaré en présence des personnes cy après nommées que cette fille illégitime fut mise au monde hier par Anne Quinon de cette parroisse. Ont été parrein et marreine François Pocachard et Anne Fumeux. Présens Pierre Picard et  Claude Colliard. Picard a signé et non la Drevon ni les parrein et marreine et Claude Colliard illitérés ainsi qu’il me l’ont déclarés.

Picard      Norman   curé

Je soussigné curé de Mions certifie que  le quatre du mois de janvier année mil sept cens quatre vingt et  neuf Jean Quinon habitant de cette paroisse m’a représenté pour la première fois l’extrait en forme de la déclaration de grossesse de sa fille Anne. Laditte déclaration faite le deux decembre de l’année mil sept cens quatre vingt et huit pardevant monsieur Fournier avocat et juge du dit Mions contre Etienne Faure ancien garde chasse du seigneur de Mions a été de susdit jour sommairement transcritte de ma main sur le registre qui demeure .. . laditte paroisse d’après la sommation qui m’en a été faite par ledit Quinon en présence de Pierre Picard et de Jean Guy dudit lieu soussignés pour constater que ledit Etienne Faure est père de la fille dont Anne Quinon est accouchée le vingt trois decembre mil sept cens quatre vingt et huit. Je certifie encore que le sommaire du susdit extrait de la declaration sus énoncée n’a pas été transcrit sur le registre qui est consigné dans le greffe du baillage de Vienne parce que ce registre ayant été déposé dans ledit greffe le deux du mois de janvier mil sept cens quatre vingt et neuf, il n’était plus en mon pouvoir d’y insérer le présent certificat le jour qu’on m’a sommé de le faire. Tout ce que dessus a été fait sous protestation .. . me compremettre en aucune  … ni que cela puisse tirer à conséquence mais pour servir et valoir ce que de droit aux parties intéressées

                                               Picard

  Guy                               Normand curé

 

Recherches Florance Suppot

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