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un livret sur le patrimoine funéraire de Mions édité par l'association d'histoire locale Mémoire Miolande

 

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huile sur toile représentant

Marie-Madeleine, patronne de la paroisse.

A Mions, la première citation d'une église date de 971. On parle d'une église Saint-Michel de Metono dans l'ager de Chandieu

"obéance" du chapitre de Saint-Just dont il subsiste encore, conservé dans le mur extérieur de la sacristie de Mions, le blason ...

 

blason ancienne église romane

(armes du chapitre de St Just de Lyon)

petit chapiteau de l'ancienne église romane

Eglise

Sainte-Marie-Madeleine

Eglise romane démolie en 1880 et remplacée en 1884 par un édifice néo-roman

Architecte E. Gandy, Lyon

 

 

Devant Claude Chapuis, notaire delphinal habitant à Heyrieux, Antoinette Lambert, fille de défunt Jean Lambert, seigneur de Méons, fait son testament comme il s'ensuit elle veut être enterrée en l'église Sainte Marie-Madeleine de Méons, au tombeau de ses parents, en présence de 50 prêtres ; elle donne 32 livres pour le luminaire de la dite église. Elle institue pour héritier Gabriel Lambert, seigneur de Méons. Fait au château de Mions le 13 mai 1467.

Ancienne Eglise

Le cadastre de 1831 et un dessin aquarellé réalisé par E. Gandy en 1924, d'après un dessin de 1882, permettent de se faire une idée du plan et de l'élévation :

nef allongée et assez étroite, éclairée au Sud par 2 baies en plein cintre ; portail roman sculpté surmonté d'un oculus ; clocher à la croisée du transept et du chœur, éclairé par des baies géminées. On distingue des chapelles au Sud du chœur sur le plan cadastral.

Il semble que l'on ait conservé et intégré dans la nouvelle église la partie Nord de l'abside et du chœur (petit appareillage de pierre).

Visite pastorale le 17 juin 1613 

"Nous acheminant vers l'église paroissiale de Mions et arrivant près du cimetière, Jean Faverge, curé de Mions et Denis Guillemon, curé de Toussieu, sont venus à notre devant munis de la croix et chantant le " Veni Créator Spiritus ". Nous sommes entrés à l'église et prosternés à genoux devant le grand autel nous avons ensuite visité le Saint Sacrement logé dans un ciboire en cuivre et tenu dans un pavillon de damas bleu. Nous avons vu deux custodes en cuivre, l'une pour porter le Saint Sacrement aux malades, l'autre utilisée pour les processions, un calice en étain, deux chandeliers en laiton, un missel neuf et quatre livres de chants à l'usage du diocèse de Lyon.

 Le chœur et la nef sont propres et en bon état, l'autel est joliment orné, les fonts baptismaux sont bien tenus et ferment avec un cadenas. Il y a une bannière en taffetas, une croix en cuivre. Le clocher renferme deux cloches.

 Les chanoines de Saint-Just de Lyon sont présentateurs de la dite cure et prennent toutes les dîmes de la paroisse, ils laissent au curé de Mions une asnée de blé, une asnée de seigle, le tiers de la dîme du vin et une maison proche de l'église à laquelle est joint un petit jardin.

 Le luminier Antoine Pocachar tient la lampe allumée pendant le service divin des fêtes et dimanches, le luminaire a le revenu de deux terres, l'une sise au terroir de la Grande-Grange, contenant onze bicherées, l'autre au terroir de la Forêt, contenant cinq bicherées.

Nous avons donné le sacrement de confirmation aux fidèles qui se sont présentés à nous, enjoint aux chanoines de Saint-Just de faire ouvrager un tabernacle pour mettre sur le grand autel, ordonné au curé d'enseigner le catéchisme au peuple, les jours de fêtes et dimanches, faire sonner le salut à midi et le soir, enjoint aux paroissiens de clore le cimetière. 

Le curé exhortera, de notre part, le seigneur de Mions et les paroissiens d'assister à la messe qu'il dira en été à huit heures et en hiver à neuf heures.

 Au cimetière, nous avons tait nos prières pour les âmes des trépassés. »

                                                 Denis de Marquemont,

                                                        archevêque et comte de Lyon.

 

sur le côté droit, la porte qu'empruntait

la famille Imbert depuis sa propriété,

passant l'actuelle ruelle de la magnanerie

 

 

vierge à l'enfant 18ème siècle

classée monument historique en 1979

 

   

photo G. Vegnant - ALM Photo

 

la première messe y fut célébrée le 4/01/1883

 

 

Décidés sous la municipalité d'Auguste Poulet, Trivier Perret poursuit les travaux concernant la nouvelle église : en janvier 1880, l'église romane est démolie (elle était exigüe et menaçait ruine) ; souscription des habitants + emprunt communal + subvention du ministère des cultes ; 1882 : maçonnerie et toiture sont terminées ; 1884 : la flèche est élevée ; 1890 : horloge publique ; coût total de la réalisation : 6 années de budget communal.

Nouvelle Eglise

Construite en pierre de taille blanche de Saint Paul Trois Châteaux (façade principale, clocher, contreforts, couronnements et ouvertures) ; maçonnerie en moellons de La Grive Saint Alban réglée en assises horizontales (façades latérales) ; pierre de Villebois et d'Hauteville (socles et fûts des colonnes) ; pierre d'Echaillon (chapiteaux)

Eglise néo-romane à 3 nefs, 5 travées délimitées par des colonnes à chapiteaux sculptés ; abside circulaire flanquée de 2 absidioles. La nef est éclairée par un étage de fenêtres hautes ; la voûte en berceau est lambrissée. Le clocher, qui surmonte le porche, est carré, avec 2 baies géminées en plein cintre ; il est coiffé d'un flèche élancée, couverte de tuiles écailles brunes et jaunes.

Les murs de la nef et le cul de four de l'abside sont ornés de peintures polychromes : bustes en médaillon des 4 évangélistes et angelots dans la nef ; symboles des évangélistes et rinceaux sur un fond étoilé dans l'abside.

Le 26/10/1884, l'église reçut la bénédiction solennelle de Monseigneur Fava, évêque de Grenoble.

Les peintures intérieures ont été refaites dans les années 1980.

 

 

Nous vous recommandons le passionnant livre paru en 2007  sur l’histoire de Mions "De metono à la ville actuelle, onze siècles d’histoire" (de la première villa gallo-romaine au développement de la sériciculture, en passant par la tradition des nourrices ... au détours des pages, vous croiserez la Marguerite, savoureuse figure locale ; vous goûterez aux expressions du patois mioland ...) résultats des travaux de recherche effectués par l’association d’histoire locale : Mémoire Miolande

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